Dominée par les ruines d'un château féodal qui se dresse sur un éperon rocheux, la chapelle St Gilles est une modeste chapelle cachée au fond d'une ruelle, au bord du Loir. Elle a eu comme prieur le grand poète Pierre de Ronsard.
On ne sait rien sur les origines historiques de la chapelle. C'était un simple prieuré fondé probablement au XIè siècle.
Lorsque Pierre de Ronsard séjournait à St Gilles, il logeait dans cette bâtisse du XIIIè siècle, près de la chapelle.                                                                                      –›
Le plan de la chapelle est très simple :
- une nef qui comptait autrefois 4 travées
- un transept saillant
- une abside en hémicycle

L'abside est flanquée de deux contreforts rectangulaires.
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... et de deux contreforts-colonnes dont seul reste celui du sud.                                                    –›
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Les trois fenêtres sont décorées d'un cordon de billettes qui continue sur l'abside et les croisillons du transept.
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La corniche est supportée par des modillons sculptés
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La nef comptait quatre travées. Il ne reste que le mur sud des trois premières
Le portail occidental est flanqué de colonnettes surmontées de chapiteaux portant des archivoltes.
Notez la différence de niveau entre le sol actuel et celui de cette époque.
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Intérieur
A la croisée du transept, quatre piliers rectangulaires supportent des arcs doubleaux surmontés d'une coupole en maçonnerie.                                                                   –›
Le choeur, voûté en cul-de-four, est précédé d'une partie droite.
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Les croisillons sont voûtés en berceaux et se terminent en hémicycle voûté en cul-de-four.
Les peintures : les fresques de St Gilles sont une des oeuvres majeures de la peinture romane en France.
Elles avaient été recouvertes de chaux et n'ont été dégagées qu'à partir de 1840.
Les peintures de l'abside sont des fresques, c'est-à-dire peintes sur un enduit encore frais. Les couleurs pénétraient ainsi dans l'enduit et étaient très résistantes.
Les peintures du transept sont à la détrempe, c'est-à-dire que l'on remouillait l'enduit déjà sec au fur et à mesure du travail.

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