Abbaye fondée au IXè siècle par des religieuses bénédictines, l'église de Morienval, dans l'Oise, a été construite vers le milieu du XIè siècle.
La tour-porche : les deux étages supérieurs datent du début du 12è siècle. La toiture n'est pas d'origine.
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Le chevet : les deux tours comportent trois niveaux
au-dessus d'une haute souche. Elles datent du 11è siècle. Les contreforts montent jusqu'à la base du troisième étage.                                                –›
La partie supérieure de l'abside (couleur plus jaune) a été reconstruite. Le déambulatoire est de l'époque romane.
Le premier étage de la tour-porche s'ouvre sur la nef par une tribune.
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La nef a été couverte d'une voûte d'ogives au 17è siècle.
Elle n'était pas voûtée auparavant. Ses arcades en plein cintre profilées de deux rouleaux nus sont du milieu du 11è.
Les piliers sont quadrangulaires et flanqués de colonnes engagées.
Les chapiteaux de la nef : leur décor est d'inspiration celtique et mérovingienne
Transept : L'entrée du transept est marquée par un grand arc en plein cintre percé de cinq ouvertures
également en plein cintre.
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La travée droite du choeur a d'abord été couverte d'une voûte en berceau. Une voûte d'ogives l'a remplacée au XIIè siècle. Cette voûte est encore très archaïque, les arcs étant très épais. Le cul-
de-four de l'abside est moderne.                                            –›
Il donne sur quatre arcades ouvrant sur un pseudo-déambulatoire, étroit couloir annulaire.
Ces arcades sont irrégulières, en arc brisé aux deux extrémités, légèrement brisé à gauche du pilier central, en plein cintre à droite.
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Ce couloir annulaire est couvert de quatre voûtes d'ogives très archaïques. Elles ne sont pas encore gothiques, mais romanes et ont été employées uniquement pour renforcer la construction du choeur menacé par la déclivité du terrain.
Les chapiteaux du couloir sont d'un style très proche de ceux de la nef. Leur facture reste méplate.
Gisant du Chevalier Florent de Viri, parti à la 3ème croisade et tué au siège de St Jean d'Acre en 1191. Il fut momifié à l'égyptienne, ramené en France et enterré dans l'avant-choeur de l'église.

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